Publié le 13 juillet 2026 · Temps de lecture 6 minutes · Rédigé par Marta Coelho
Vous êtes à une réunion. Une collègue tient un discours sur vous qui vous touche profondément. Et vous sentez les larmes arriver.
Immédiatement, vous les retenez. Vous vous raidissez. Vous demandez à aller aux toilettes. Vous faites quelque chose — n'importe quoi — pour ne pas pleurer devant les autres.
Parce que pleurer, c'est faible. C'est une perte de contrôle. C'est « trop » émotionnel.
C'est ce qu'on nous a enseigné.
Mais c'est un mensonge.
Pleurer n'est pas une faiblesse. C'est un acte de courage. Et c'est l'une des choses les plus essentielles que votre corps peut faire pour vous.
Quand vous pleurez, vous libérez une accumulation émotionnelle. Les larmes contiennent des hormones de stress qui quittent votre système.
Quand vous retenez les larmes, vous retenez aussi le stress. Et l'émotion. Et la charge émotionnelle.
C'est physiologique. Ce n'est pas du drame. C'est de la biologie.
Quand vous pleurez, vous dites également quelque chose de profond : « Cela compte. Vous me toucherez. Je suis assez vulnérable pour sentir cela complètement. »
C'est de la force, en réalité. Pas de la faiblesse.
En Suisse romande, nous avons une culture de la maîtrise de soi. La rationalité. L'efficacité.
« Les émotions, c'est personnel. Gardez-les pour vous. » « Les larmes, ce n'est pas professionnel. » « Les gens forts ne pleurent pas. »
Nous enseignons à nos enfants, surtout aux garçons, à « arrêter de pleurer ». Comme si pleurer était une habitude à briser.
Et beaucoup de personnes grandissent avec une dissociation des émotions. Elles peuvent parler de situations tragiques avec un détachement remarquable. Elles sont « coping » — ce qui signifie littéralement qu'elles se gèlent émotionnellement.
C'est une survie à court terme. Mais c'est une prison à long terme.
Intéressamment, il existe trois types de larmes — et elles ne sont pas toutes les mêmes :
Ce sont les larmes que vos yeux produisent constamment pour les lubrifier. Elles n'ont pas beaucoup à voir avec les émotions.
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Celles qui arrivent quand vous vous coupez l'oignon ou quand vous recevez du savon dans les yeux. C'est une réaction physique.
Et voici le fascinant : les larmes émotionnelles ont une composition chimique DIFFÉRENTE. Elles contiennent des hormones de stress — comme le cortisol et l'adrénaline — que votre corps a besoin d'expulser.
Pleurer émotionnellement, c'est littéralement évacuer le stress de votre système.
En travaillant avec mes clients à Rolle, j'ai remarqué que ceux qui se permettent de pleurer sont paradoxalement plus forts.
Pourquoi ? Parce que quand vous retenez vos larmes, vous retenez aussi votre vérité.
Pleurer dit : « Cela m'affecte. Je ne vais pas prétendre que ce n'est pas. »
C'est une affirmation. C'est une intégrité émotionnelle.
Les gens qui retiennent constamment leurs larmes doivent aussi retenir leur vérité. Ils doivent maintenir une façade. C'est épuisant.
Mais les gens qui se permettent de pleurer — ils y a une clarté. Une authenticité. Une force tranquille que vient du fait qu'ils ne gaspillent pas leur énergie à maintenir un mensonge.
Il existe certains moments où pleurer est vraiment transformateur :
Quand vous sentez une profonde tristesse en rapport avec quelque chose qui vous est arrivé — une perte, une déception, une injustice. Pleurer vous permet de la traverser au lieu de la bloquer.
Quand vous êtes touché par la peine ou les difficultés de quelqu'un d'autre. Ces larmes vous relient. Elles créent de la compassion. Elles vous rendent plus humain.
Quand quelque chose d'incroyable se produit, ou quand une tension est enfin libérée. Ces larmes sont libératrices. Elles marquent une transformation.
La plus grande guérison arrive souvent quand vous vous donnez la permission de pleurer complètement une blessure. Pas de rationalisation. Pas de « au moins ». Juste pleurer, pleinement et authentiquement.
Si pleurer vous est difficile parce que vous l'avez retenu trop longtemps, vous pouvez créer les conditions pour que cela arrive :
Pensez-y vraiment. Qu'est-ce qui demande plus de courage ?
Retenir vos émotions et maintenir une façade, ou vous montrer complètement, même si cela signifie pleurer ?
Maintenant, je ne dis pas que vous devriez pleurer constamment. Il y a un équilibre. Mais refuser complètement vos larmes ? C'est un refus de votre humanité.
Quand vous vous donnez la permission de pleurer, quelque chose change profondément.
Vous devenez capable de sentir complètement. Pas juste les « bonnes » émotions, mais la gamme complète de ce que cela signifie d'être humain.
Et cette capacité à sentir complètement est où réside la vraie force.
C'est où réside la capacité à aimer profondément. À apprendre profondément. À transformer profondément.
Vos larmes ne sont pas une preuve de votre faiblesse. Elles sont une preuve que vous êtes assez brave d'être complètement humain.
Chez MC-TERRA, j'accompagne les personnes à Rolle et dans toute la Suisse romande à réintégrer leur pleine gamme émotionnelle, y compris la capacité à pleurer sainement. Pour de nombreuses personnes, cela signifie réapprendre que c'est okay d'être vulnérable et que la vulnérabilité n'est pas une faiblesse.
Que ce soit par le coaching émotionnel, les constellations familiales ou d'autres outils thérapeutiques, nous travaillons ensemble pour vous aider à reclaimer votre droit de sentir et de pleurer pleinement.
Vous avez retenu vos larmes trop longtemps et vous êtes prêt à les laisser couler ? Prenez rendez-vous avec moi pour explorer comment vous pouvez intégrer cette vulnérabilité saine et trouver la libération que vous méritez.